D’ailleurs pendant que Jennifer Charles sussure une chanson française le long de son appartement à Brooklyn, je gribouille des damiers dans tout les sens d’une feuille blanche, et puis aussi, un beau garçon chante l'instant contre une porte d'hotel à Paris.
Je ne sais pas qui s’est lui. Mais c’est beau comme ça. Tout un art du silence. Et de l’ombre.
« Un quadrillage,
Du noir du blanc,
Calligraphique outrage de mon tourment,
Un coloriage des heures durant,
Des heures durant … » chante Pierre Luquet des Bec Bien Zen, et pareil. Encore.
Le damier en « prise d’otage de mes instants »
J’emprunte des mots aux poètes hors lumière, poètes de l’ombre, comme quoi, on y revient toujours ; à l’ombre.
Comme quoi aussi, c’est une expression multi sens.
Quand je bossais de nuit, j’avais ce seul privilège de rentrer au moment où le jour se levait, sur ma route.
Le privilège aussi de traverser la ville endormie. Dans l’ombre des immeubles.
La lumière là haut n’était que pour moi.
Et le silence aussi.
Thomas Dybdahl - Untitled
Elysian Field - Jezebel
Bonus
Elysian Field - Shooting Star
Elysian Field - Stop The Sun



















