21 décembre 2009

SIX FEET UNDER – l’intégrale des 5 saisons

SYNOPSIS : le quotidien de la famille Fisher, dont la particularité est de détenir une société de pompes funèbres à Los Angeles, Fisher & Sons, fondée par le père de famille Nathaniel Fisher. À sa mort (lors de l’épisode-pilote) ses deux fils, Nate et David se retrouve face à l'entreprise familiale dont ils viennent d'hériter ; Ruth la mère, désormais veuve, se confronte à son nouveau statut de femme libre.  Claire, la cadette un peu paumée, s'éfforce de trouver sa voie. À chacun d'entendre ce qu'il est, de le canaliser, de l'assumer, de l'exprimer et de tracer sa route.
Chaque épisode commence par une mort, défunt qui deviendra client de la société des pompes funèbres Fisher.
La série aborde de nombreux tabous : sexe, homosexualité, adultère, drogue, introspection. La réflexion sur la mort est permanente, et la série n'hésite pas à aborder des sujets durs, voir dérangeants.



La première chose avec Six Feet Under, c’est qu’on se marre pas mal, enfin jusqu'à la moitié de la saison 2. Alan Ball le créateur, est un virtuose de l’humour noir mais surtout de l’hyperréalisme des relations humaines et de la dissection psychologique. Il n’existe pas beaucoup d’autre série qui sonne aussi juste sur près de 60 épisodes, à tel point que certaines séquences bien rudes se font difficilement oublier.

Six Feet Under m’a marqué pour ça, cette intégrité scénaristique qui n’épargne pas grand-chose au spectateur, sans jamais sombrer dans la violence visuelle racoleuse. Une série avec des personnages humains, une vrai fin et 5 saisons qui apportent finalement autant de questions que de réponses mais avec au centre cette même réflexion existentielle et essentielle : un jour ce sera votre tour, en attendant vous faites quoi pour ne pas y penser ?

Voir : un trailer bien délirant.




24 (saison 2, saison 7)

SYNOPSIS : Jack Bauer est un agent de la Cellule Anti -Terroriste de Los Angeles. Chaque saison de la série le confronte à une mission périlleuse, doublée d’une course contre la montre. Ainsi, chaque saison correspond à 24 heures dans la vie de Bauer (une saison comportant 24 épisodes et chaque épisode correspondant théoriquement à une heure en temps réel).




Ahhh « Twenty– Fowwr », ses cliquetis de chronomêtre, ses séparations d’écran en 3 ou 4 parties, et son héro increvable. Bienvenue dans le monde d’une série d’action au concept révolutionnaire et totalement addictif. Ca se passe en temps réel et donc pendant que vous raclez le fond de votre yaourt les yeux rivés sur l’écran, Jack Bauer empêche la 3ème guerre mondiale. Plus sérieusement, à l’inverse de la finesse et du réalisme de Six Feet Under, 24 joue dans la cours des grosses machines à suspense haletant avec retournements de situations les plus improbables et scénarios monstrueux qui scotcherai n’importe quel Machiavel. Le problème c’est que là ou le concept fonctionne vraiment bien 2 saisons, il finit par perdre sa crédibilité dans le temps ; déjà parce qu’il place Bauer en surhomme limite immortel là où le reste du casting en prend pourtant pour son grade (ça en devient presque comique), et surtout parce que 24 heures…et ben c’est quand même coton pour éviter les gros raccourcis redondant.

Alors passé la deuxième saison, crédible presque en tout points et qui se pose donc en monument scénaristique (grande claque dans la tronche visuelle, jeux d’acteur ultra réaliste, j’en passe et des meilleurs, bon okay c’est avec cette saison que j’ai découvert la série), l’intérêt de 24 réside dans sa capacité à glisser des pistes de réflexions sur les grandes manipulations géopolitique mondiale et gouvernementale actuelle, à élever le débat sur certains sujets tabous souvent balancés sans fondement dans d’autre série d’action (la torture de suspect, les choix immoraux dans des situations extrême, etc…) et a briser certains préjugés raciaux (avant tout le monde, les scénaristes ont imaginés un président noir à la Maison Blanche), en ça la série reste captivante jusqu'à la dernière saison en date.

Parce que la saison 7 relance de façon inespéré les dés une dernière fois en se débarrassant de certains boulets, et en bouclant certaine chose, elle aurai vraiment dû être le serie-final approprié. Dommage que les créateurs aient du mal s’arrêter.


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Et parce que ça me fait marrer, si vous cliquez sur l'image vous accèder au trailer de la saison 1.

10 décembre 2009

BILAN suite : 2009 en 15 TITRES

Même si j’en laisse forcément de côté et que le classement est tout relatif,
15 chansons (toutes dates de sortie confondues) qui ont le plus marquées mon année 2009 :


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1. John The Reveletor (cover) – Curtis Stigers & The Forest Rangers
B.O : Sons of Anarchy, saison 1, final.


2. Mission District – The Black Angels
Album : Direction to See a Ghost


3. A Perfect Day To Chase Tornados – Jim White
Album : Wrong-eyed Jesus


4. Storm – Jose Gonzalez
EP : Crosses


5. Blanchard - Hope Sandoval
Album : Through de Devil Softly


6. Ballad of the Thin Man (Dylan cover) – Stephen Malkmus & The Million Dollar Bashers
B.O : I’m Not There


7. Hazel Step – In Gowan Ring
Album : Hazel Steps Through A Weathered Home


8. Dead Queen – Espers
Album : II


9. The Thief and The Hearbreaker – Alberta Cross
EP : The Thief and The Heartbreaker


10. Party in Your Head – Reverend Horton Heat
Album : Spend a Night in The Box


11. Katie Cruel – Karen Dalton
Album : In My Own Time


12. Heartbroken, In Disrepair - Dan Auerbach
Album : Keep It Hid


13. Sophisticated Beggar – Roy Harper
Album : The Return of The Sophisticated Beggar


14. Your Protector – Fleet Foxes
Album : Fleet Foxes


15. Balloon Ranger – Ane Brun
Album : A Temporary Dive



A SUIVRE ...

8 décembre 2009

BILAN 2009 suite : 10 découvertes tardives

Suite du bilan musical 2009. Les découvertes tardives, ce qui a essentiellement tourné sur la platine cette année, finalement.

Note : et comme je suis encore trop sympa, et que j'adore toujours m'emmerder avec les codes html, si vous cliquez sur le nom des artistes vous accèdez à l'écoute des albums.





1. JIM WHITE  – Wrong-eyed Jesus (1997)
Un espèce d’album ovni, incroyablement riche, bien ancré dans la scène folk-rock hantée Sud Américaine - du genre de ce que fait David Eugene Edwards avec Woven Hand - en moins sérieux.



2. THE BLACK ANGELS  – Passover (2006)
Aaah ben oui faut le temps quoi, pourtant en 2006 j’avais bien maté plusieurs fois la pochette et tout, mais je sais pas …bref pour le reste j’ai pas mal bavassé par  . Futur album culte.




3. THE REVEREND HORTON HEAT
Spend The Night in The Box (2000)
Hin hin, fucking rock’n roll babe. Je connaissais d’autre trucs
cool du Reverend, pas celui-ci, bien mal m’en a pris parce que c’est probablement le meilleur, rien que pour “Party In Your Head”. Ouhou Rockab’ is not dead, ressortez les bananes.





4. JOSE GONZALEZ – Veneer (2003)
Non Gonzalez n’a pas QUE reprit Massive Attack, il a surtout sortit CA bien avant, et c’est juste incroyable ce qu’on peut faire avec rien qu’une petite guitare classique et des arpèges de malade. Dire que ce mec à commencé en jouant du hardcore...




5. MAZZY STAR  – So Tonight That I Might See (1993)
Découverte cette année d’Hope Sandoval donc de Mazzy Star, et tout y était déjà en 93 ; reverb’ à mort, mélodies torturées et grandes ballades vaporeuses. Un des chefs d’œuvre de la scène Shoegaze.




6. ROY HARPER  – Return of The Sophisticated Beggar (1967)
1967, sûrement la plus grande année musicale de tout les temps, le premier Roy Harper rejoignait la longue ligné de chef d’œuvre du Summer of Love, catégorie Folk anglais. Ce mec est vraiment un de mes héros et donc j’ai déjà pas mal apologisé par  .




7. DONOVAN - Troubadour The Definitive Collection
(1964-1976)
Ben voilà, on nous gave avec Dylan, et Dylan c’est bien mais j’aime surtout quand les autres le chante hein, parce que vocalement c’est pas toujours ça. Le Donovan 64 -76 par contre j’aime tout en entier et je le trouve infiniment sous estimé.




8. ARCHIE BRONSON OUTFIT – Derdang Derdang (2006)
L’Angleterre se réveille et fait péter les bons vieux watts blues rock. J’ai rock’n rollé avec eux par .





9. FLEET FOXES  – Fleet Foxes (2008)
Tiens, une reformation de Crosby, Still, Nash and Young ? Naaan c’est Fleet Foxes, qui reprend la bonne vieille recette harmonie vocale + folk éthéré = voyage temporel et amour des arbres et des fleurs et de l’univers mes frères.
C'est beau.





10. DEAD MEADOW  – Old Growth (2008)
Ou le disque le plus cool ma poule de l’année 2008, ça groove psychédélique, ça chante avec la plus totale nonchalance et les guitares ont souvent le riff qui tue.
C’est le groupe du moment de Jarmush si vous êtes pas convaincu, bon.







+ 1 REPECHAGE



DROPKICK MURPHYS  – The Meanest of Time (2007)
Ouai aller, putain un peu de bruit quoi, et comme j’aime les Pogues, j’aime carrément Dropkick Murphys même si c'est des yankees de Boston et qu' ils ont presque plus assez d’accent, le coeur y est carrément.
Aaah le punk Irlandais, ses cœurs alcoolisés, ses cornemuses en furie.…









A SUIVRE ... 10 chansons marquantes

6 décembre 2009

BILAN 2009 : 10 ALBUMS

Bon, c'est l'heure des bilans 2009, du genre de ceux qu'on regardera en 2010 en se disant "HAN, mais je suis plus du tout en phase avec ça quoi, tu vois t'as vu"
On s'en fout, c'est fun.
Et ça fait bourlinguer les neurones, ce qui est non négligeable.
Enfin on va y'aller doucement quand même.

Note : comme je suis trop sympa, et que j'adore m'emmerder avec les codes html, si vous cliquez sur le nom des artistes vous accèdez à l'écoute des albums

So... what happened in the little world of music ?
Bah …finalement pas tant de truc de ouf que ça du coté nouveautés, sauf quand même :





1. HOPE SANDOVAL  – Through The Devil Softly
 Parce que j’ai déjà tout dit



2. BILL CALLAHAN   – Sometimes I Wish We Were An Eagle
Parce que encore une merveille mélancolique et une grande voix grave (qui me fait penser parfois au mec des défunts Kat Onoma). Masterpiece, comme dirai le germain cousin.


3. DAN AUERBACHKip It Hid
Parce que ça lui réussit plutôt de sortir des contrées blues guitare – batterie des Black Keys pour des petits délires psychédéliques jubilatoires, « heartbroken, disrepair » en tête.





4. ALELA DIANETo be Still
Parce que le talent ne s’invente pas. C’est toujours un voyage dans le temps et la magie opère encore (mais va falloir penser à renouveler la machine)



5. SCOTT H. BIRAMSomething Wrong / Lost Forever
Haha ... ben parce que ouai, j’aime les rednecks white-trash, Texan s’il vous plait, parfait tableau du gueulard blues country / punk débile et déjanté. A lire à la case influences de son myspace : « I hate music. Music sucks. Boo Music!!” , huhu.



6. A PLACE TO BURY STRANGERS – Exploding Head
Parce que j’aime aussi la musique de drogués, pleine de reverb’ et de guitares saturées dedans.


7. SAMMY DECOSTER  – Tucumcari
Ben ouai, deux francais dans le classement (“Mon Dieu Brendon, mais que nous arrive t-il?”) parce que cette année les français se sont enfin sortit le museau du derrière pour comprendre qu' avec du bon goût et les bonnes influences ont peut faire de la bonne musique américaine sur des paroles française. Hat’s off pour la prise de risque.



8. LHASA  – Lhasa
Parce que c’est beau, et triste, toujours inspiré.




09. SINGAPORE SLING  – Perversity, Desperation and Death
Parce que même chose que le n°6 , en plus lancinant.





10. EMILY LOIZEAU  – Pays Sauvage
Parce que même chose que le n° 7 , en plus délurée. Ca envoie quand même sévère sur les textes. (« Fais battre ton tambour »)












+ 5  REPECHAGES :



11. Alain Bashung – Bleu Petrole
Y’a t-il encore quelque chose à dire ?



12. The Dead Weather – Horehound
Parce que Mosshart est tarée et que j’aime bien les délires Whitiens comme « I Cut Like a Buffalo »


13. Radio Moscow – Brain Circle
Parce que médaille d’or 2009 du revival 60’s, des fois on entend un peu Hendrix, d’autres fois on trouve ça chiant.


14. Edward Sharpe and The Magnetic Zeros – Up From Below
Parce que “Desert Song” et son clip hallucinogène, et parce que quelques autres pépites … mais dans l’ensemble la bonne humeur finit par me lasser.



15. Kasabian – The West Ryder Pauper Lunatic Asylum
Ouai bon parce que moi et les electro-rockeur angliches ont est pas toujours très copain, mais mauvaise foi mise à part y a du bon boulot pop /western spaghetti sur cet album et faut reconnaître que quand ils ne massacrent pas trop les refrains, ils sont quand même pas mal doués.






A SUIVRE ...

23 octobre 2009

THE WARMS INVENTIONS

Parfois certains sons nous touchent plus que d’autres, c’est un sentiment profond totalement impalpable,
Ca rend la musique mystique à mes yeux.
Parfois c’est le fait des saisons, ou du temps qu’il fait, souvenirs lointains ou contexte actuel.
Qui sait.



Qui sait comment, à l’orée des jours d’automne, Hope Sandoval a bien pu finalisé un deuxième album aussi absolument parfait.
Et comment fait-elle pour voyager si haut ?
Parce que c’est comme décrocher les nuages, les brumes et brouillard, doucement, les assembler avec de belles coutures de notes vaporeuses, peut être pour se protéger de l’hiver, de la nuit, du froid qui s’insinue lentement.
Et le son de son premier titre résonne en moi comme une vérité absolue.

Hope Sandoval, ses voyages aériens elle a eu le temps de les préparer du temps de Mazzy Star. Et déjà le leitmotif était à la grande mélancolie homèrique, guitares et voix renforcés à la reverb’ et sonorités americaines .
Aujourd’hui c’est plus aérien, toujours sombre, et chaque note trouve sa place dans d'autres univers éthérés.
Elle a prit le temps de la réflexion, 8 ans de réflexion.
Et même le nom de l’album à quelque chose de surnaturel.

Ca s’appelle : Trought The Devil Softly








  Blanchard




♦ Ecoutez l'album sur Myspace
♦ Ecoutez Mazzy Star sur Deezer

10 septembre 2009

NEW KIND OF LOVE

Du nouveau lèche babine du coté des Concerts à Emporter en cette rentrée 2009, les petits nouveaux canadiens franco-anglophone Montréalais de Plants and Animals y poussent la chansonnette dans un coin cuisine d'un studio d’enregistrement, par l’enrobage duquel est sortit depuis dans les bacs leur première prod’ gazouillettement nommée « Parc Avenue » . Pas d’avis définitif pour l’instant si ce n’est que je ne comprends pas très franchement la version, elle définitivement éléctrique, du titre « Feedback in the field » joué pour la blogothèque avec mille fois plus d’âme et de puissance en acoustique. Bon, mais sinon y’a de la complexité dans des morceaux comme « Faérie Dance » et assez de délire funky communicatif dans « Mercy » pour me faire avouer que la première impression n’est donc jamais réaliste (bien que souvent déterminante de mauvaise fois implacable, justement) ce qui au final risque de me faire aimer ce disque plus qu’il n’aurai bien voulu me le faire croire.
Oui parce que le fond du problème de base tenait du fossé creusé entre moi et la voix de Warren C. Spicer, à laquelle j’aurai bien volontairement crié au premier abord un : « Fait un peu chier ma vieille de t’avoir déjà trop entendue avant »
SAUF que…à la différence près que… encore une fois : sur la vidéo qui va suivre, le mec y met du cœur et ça, ça change tout :








Ailleurs, côté Los Angeles, les Black Rebel Motorcycle Club nous donnent enfin signe de vie et annoncent la sortie inespéré d’un double DVD + CD live. « Oui !, nous disent-ils, nous ressusciterons des cendres encore fumantes (fumeuse ?) de The effect Of 333 ». Ha ha ha, apparemment ils étaient surtout coincés dans un hiver Pennsylvanien qui a, semblerai t-il cette fois, stimulé la création du sixième disque annoncé pour Mars 2010 (et optionnellement ravivé leur bon vieil amour du goudron fondu Californien prétexte à une nouvelle vidéo trailer plus ou moins terriblement rasoir selon l’humeur).

Bon les mecs, cette fois faut pas déconner, soit vous rebranchez les amplis, ou bien vous gratouillez du bois, mais les deux en même temps, ç’est plus possible.
Moi je veux des morceaux pour la bande son de la saison 3 de Sons Of Anarchy, sinon rien.





♦ Le Myspace de Plants And Animals
♦ Le Myspace de B.R.M.C

6 septembre 2009

"Ah bah, elle est belle la france" ou le coup de gueule du dimanche

Alors non seulement en France on transforme les titres de film étranger en VF naze (qui ne se souvient pas du magnifique « Bon baisers de Bruges » pour le polar de Martin McDonagh en autre) mais en plus on en change aussi les affiches souvent cools en truc dépourvu du moindre sens de l’esthétique et/ou d’inspiration, et c’est comme ça que de fil en aiguille on se retrouve avec ce TRUC  en guise d’affiche du film d’Ang Lee, quand on aurait pu aller détacher frénétiquement la version américaine (qui jouait elle, très subtilement sur les clichés assumés) histoire de retapisser sa chambre tellement c’aurai été la classe.
Mais non, il faudra s’en tenir à la pellicule qui devrait quand même valoir son pesant de cacahuette à la manière d’un « The Boat That rocked » (comprendre « Good Morning England » ouai ouai..) sachant qu’en plus ce petit prodige d’Emile Hirsch est crédité au casting. A voir le 13 septembre.



Sinon pour l’instant pas de pollution française pour le film de Davis Guggenheim « It Might Get Loud » mais un putain de bon trailer HD qui va faire baver plus d’un habitant de l’hexagone en attente d’une date de sortie française. Moi j’ai hâte que Jack White m’apprenne tout bien comment on fait une belle Pedal Steel avec des planches, des clous et une bouteille en verre de cette saloperie pétillante, ah ouai ça j’ai hâte, et puis 1h37 de belles guitares chromées (ou pas), trois mecs qui en sortent des sons du tréfond abyssal de leur subconscient, enfin ...The Edge je sais pas mais Jimmy Page, ça ne se refuse pas.
Einh, bon :







Voilà et rien a voir (enfin presque) mais il faut aller faire un tour sur la Blogothèque  histoire de lire cet article. Ca parle de collection de vinyles et puis ou y  trouve un lien de reportage vidéo sur le type détenant la plus grande collection du monde, juste un ou deux petit millions d’exemplaires, enfin une broutille qui vaut le coup d’œil quoi.

5 septembre 2009

Hey HA What Do You Know

Séance : prend ça dans la gueule et mange tes dents ou « de L’Angleterre qui se réveille ».

Nous sommes au début des années 2000. Londres vomi encore un peu de banjo façon « Sing » de Travis et toute l’Angleterre s’apprête à recevoir le débarquement parachutiste des gentils Coldplay. Robbie Williams nous casse toujours autant les couilles jusqu’en France et non loin de là, dans un patelin d’Ecosse, les Franz Ferdinand attendent leur heure, affûtant leur franges et agrandissant leur garde robe neuneu en jouant au sympathique concours de « celui qui aura le look le plus ringard ». Oui mais alors, dans une sombre province du sud, les trois membres d’Archie Bronson Outfit décident que non, la Grande Bretagne ne sera pas qu’une nation de groupes à minettes sponsorisés Franck Provo / Vivian Westwood des mauvais jours, mais qu’un peu de rage sur le dancefloor ne ferai pas de mal. Les voilà donc qui joignent Londres, barbes au vent et chemises mal repassées, lorgnant fermement sur les modèles américains, et sculptant muscles par muscles, tendons par tendons et nerfs après nerfs leur premier grand bras d’honneur à la belle scène rock anglaise. Nous sommes en 2004, Domino leur offre une place sur son catalogue, et Hotel (le mec des Kills) produit « Fur ».



 


Aussi brut de décoffrage que les rocs du site mégalithique de StoneHenge (pas loin de leur bled d’origine) les compos tendues par le groupe sont un peu le coup de poing dans la gueule de la vague disco rock qui prend un peu trop de place. Là c’est le retour au bon vieux son crado et pas synthétique, aux riffs simples mais tellement efficaces façon Wilko Johnson de Dr Feelgood et surtout aux morceaux piquant qui arrachent comme de la TRES bonne sauce à pizza.
Finalement le deuxième album "Derdang Derdang" enregistré à Nashville, confirme que la musique actuelle tant à revenir au bons vieux son seventies US, parce que les ABO arrivent en même temps qu’un tas de groupe de revival tendance psyché, sauf que là où beaucoup additionnent juste les influences, eux ont déjà réussis à en dégager un son qui leur est reconnaissable entre mille. Déjà parce que Sam Windett chante comme un damné qui aurai les mains qui brûlent des flammes de l’enfer et ça fait mal quand on joue de la guitare ce qui explique les accélérations soudaines dans le rythme, et puis bon, y'a de bonnes vibrations blues dans leur truc. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand même que, sur des morceaux plus folk, les mecs ont vraiment le truc qui sort des tripes et qu’on appelle « l’inspiration », qui en résumé, dispense d’en faire des tonnes pour sortir une putain de bonne chanson comme « the Cuckoo ».



Le clip old school asser cool du titre Dart For My Sweetheart
Le Myspace ♦ Les albums en vente ici ou sur le label Domino Records

En parallèle on trouve aussi un album fourre tout, collaboration d'un week end en duo (Sam Widett et le batteur Mark Cleveland) sous le nom de The Pyramids. Du Archie Bronson Outfit en plus hypnotique encore, où les distorsions psychés sont poussées à l'extrême. Plus d'info ici. Et un autre article interressant par .

4 septembre 2009

CLASSIC ALBUMS #1

Il y a déjà quelques années, quand je fouillais parmi le petit millier de vinyles qui composent la collection paternel en cherchant la perle folk au milieu de toute la serie1967- 70, le-dit paternel me fila son doublon d’une pochette qui déjà, avait tout pour me plaire :

ROY HARPER
Flat Baroque And Berserk (1970)

Ce type allongé dans les bras d’une carpette féline au milieu d’un univers plus bariolé que toute l’œuvre de Jackson Pollock semblait me dire simplement : « je suis le microsillon de tes rêves, nous étions fait pour nous rencontrer » ou bien encore « toi et moi c’est pour la vie » dans une version moins intello.
Roy Harper est grand. C’est un dieu du folk sixties. Demandez à Led Zeppelin et leur « Hat’s off to (Roy) Harper » si j’ai pas raison.
Son « I Hate The White Man » avait de quoi faire pâlir le Dylan de 1970 qui aurai mieux fait de titiller un peu plus des harmoniques et du verbe protestataire que de faire son « Self Portrait » déjà pré-maché, bref …
Hormis le fait que de toute façon Harper est un guitariste génial - et que tout ce qu’il a composé d’acoustique sera toujours source de crise d’hystérie pour n’importe quel folkeux amoureux, entre autre, de l’accordage en Ré – « Flat Baroque…» restera MON album préféré parce c’était la découverte, les contrées inexplorées, le graal du son folk que je recherchais.
Et comme pour le miracle des chansons d’Elliott Smith, ici aussi, malgré la mélancolie latente des mélodies ou des textes, rien n’est jamais vraiment triste. Harper marche sur des œufs sans trop de dégâts pour nos sentiments. Ca sonne juste, vrai et aujourd'hui c’est une pure machine à remonter le temps.


Davey
 
Sur cet album on peut se dire que des morceaux comme « Davey », « Francesca » ou « Song Of The Ages » feraient de bien meilleures berceuses à marmots que ces conneries en formats MIDI incrustées dans les veilleuses. Sinon au bout de la face B on peut se rendre compte que la drogue fait des ravages apparement hilarants, et d’ailleurs « Hell’s Angels » et une espèce de final absurde mais jubilatoire en forme de bonne blague du genre « VOUS NE PENSIEZ QUAND MEME PAS QUE J’ALLAIS VOUS LAISSEZ RONFLER SUR MON DISQUE, petits cons ! »
Un must quoi.


I Hate The White Man
And where the crazy whiteman
And his teargas happiness
Lies dead and long since buried
By his own fantastic mess.
For I hate the whiteman 
And his plastic excuse 
I hate the whiteman
And the man who turned him loose...




Le site officiel  ♦  Le Myspace ♦  En vente ici
Ecouter l'album Sophisticated Beggar (1967) sur Deezer