6 décembre 2009

BILAN 2009 : 10 ALBUMS

Bon, c'est l'heure des bilans 2009, du genre de ceux qu'on regardera en 2010 en se disant "HAN, mais je suis plus du tout en phase avec ça quoi, tu vois t'as vu"
On s'en fout, c'est fun.
Et ça fait bourlinguer les neurones, ce qui est non négligeable.
Enfin on va y'aller doucement quand même.

Note : comme je suis trop sympa, et que j'adore m'emmerder avec les codes html, si vous cliquez sur le nom des artistes vous accèdez à l'écoute des albums

So... what happened in the little world of music ?
Bah …finalement pas tant de truc de ouf que ça du coté nouveautés, sauf quand même :





1. HOPE SANDOVAL  – Through The Devil Softly
 Parce que j’ai déjà tout dit



2. BILL CALLAHAN   – Sometimes I Wish We Were An Eagle
Parce que encore une merveille mélancolique et une grande voix grave (qui me fait penser parfois au mec des défunts Kat Onoma). Masterpiece, comme dirai le germain cousin.


3. DAN AUERBACHKip It Hid
Parce que ça lui réussit plutôt de sortir des contrées blues guitare – batterie des Black Keys pour des petits délires psychédéliques jubilatoires, « heartbroken, disrepair » en tête.





4. ALELA DIANETo be Still
Parce que le talent ne s’invente pas. C’est toujours un voyage dans le temps et la magie opère encore (mais va falloir penser à renouveler la machine)



5. SCOTT H. BIRAMSomething Wrong / Lost Forever
Haha ... ben parce que ouai, j’aime les rednecks white-trash, Texan s’il vous plait, parfait tableau du gueulard blues country / punk débile et déjanté. A lire à la case influences de son myspace : « I hate music. Music sucks. Boo Music!!” , huhu.



6. A PLACE TO BURY STRANGERS – Exploding Head
Parce que j’aime aussi la musique de drogués, pleine de reverb’ et de guitares saturées dedans.


7. SAMMY DECOSTER  – Tucumcari
Ben ouai, deux francais dans le classement (“Mon Dieu Brendon, mais que nous arrive t-il?”) parce que cette année les français se sont enfin sortit le museau du derrière pour comprendre qu' avec du bon goût et les bonnes influences ont peut faire de la bonne musique américaine sur des paroles française. Hat’s off pour la prise de risque.



8. LHASA  – Lhasa
Parce que c’est beau, et triste, toujours inspiré.




09. SINGAPORE SLING  – Perversity, Desperation and Death
Parce que même chose que le n°6 , en plus lancinant.





10. EMILY LOIZEAU  – Pays Sauvage
Parce que même chose que le n° 7 , en plus délurée. Ca envoie quand même sévère sur les textes. (« Fais battre ton tambour »)












+ 5  REPECHAGES :



11. Alain Bashung – Bleu Petrole
Y’a t-il encore quelque chose à dire ?



12. The Dead Weather – Horehound
Parce que Mosshart est tarée et que j’aime bien les délires Whitiens comme « I Cut Like a Buffalo »


13. Radio Moscow – Brain Circle
Parce que médaille d’or 2009 du revival 60’s, des fois on entend un peu Hendrix, d’autres fois on trouve ça chiant.


14. Edward Sharpe and The Magnetic Zeros – Up From Below
Parce que “Desert Song” et son clip hallucinogène, et parce que quelques autres pépites … mais dans l’ensemble la bonne humeur finit par me lasser.



15. Kasabian – The West Ryder Pauper Lunatic Asylum
Ouai bon parce que moi et les electro-rockeur angliches ont est pas toujours très copain, mais mauvaise foi mise à part y a du bon boulot pop /western spaghetti sur cet album et faut reconnaître que quand ils ne massacrent pas trop les refrains, ils sont quand même pas mal doués.






A SUIVRE ...

23 octobre 2009

THE WARMS INVENTIONS

Parfois certains sons nous touchent plus que d’autres, c’est un sentiment profond totalement impalpable,
Ca rend la musique mystique à mes yeux.
Parfois c’est le fait des saisons, ou du temps qu’il fait, souvenirs lointains ou contexte actuel.
Qui sait.



Qui sait comment, à l’orée des jours d’automne, Hope Sandoval a bien pu finalisé un deuxième album aussi absolument parfait.
Et comment fait-elle pour voyager si haut ?
Parce que c’est comme décrocher les nuages, les brumes et brouillard, doucement, les assembler avec de belles coutures de notes vaporeuses, peut être pour se protéger de l’hiver, de la nuit, du froid qui s’insinue lentement.
Et le son de son premier titre résonne en moi comme une vérité absolue.

Hope Sandoval, ses voyages aériens elle a eu le temps de les préparer du temps de Mazzy Star. Et déjà le leitmotif était à la grande mélancolie homèrique, guitares et voix renforcés à la reverb’ et sonorités americaines .
Aujourd’hui c’est plus aérien, toujours sombre, et chaque note trouve sa place dans d'autres univers éthérés.
Elle a prit le temps de la réflexion, 8 ans de réflexion.
Et même le nom de l’album à quelque chose de surnaturel.

Ca s’appelle : Trought The Devil Softly








  Blanchard




♦ Ecoutez l'album sur Myspace
♦ Ecoutez Mazzy Star sur Deezer

10 septembre 2009

NEW KIND OF LOVE

Du nouveau lèche babine du coté des Concerts à Emporter en cette rentrée 2009, les petits nouveaux canadiens franco-anglophone Montréalais de Plants and Animals y poussent la chansonnette dans un coin cuisine d'un studio d’enregistrement, par l’enrobage duquel est sortit depuis dans les bacs leur première prod’ gazouillettement nommée « Parc Avenue » . Pas d’avis définitif pour l’instant si ce n’est que je ne comprends pas très franchement la version, elle définitivement éléctrique, du titre « Feedback in the field » joué pour la blogothèque avec mille fois plus d’âme et de puissance en acoustique. Bon, mais sinon y’a de la complexité dans des morceaux comme « Faérie Dance » et assez de délire funky communicatif dans « Mercy » pour me faire avouer que la première impression n’est donc jamais réaliste (bien que souvent déterminante de mauvaise fois implacable, justement) ce qui au final risque de me faire aimer ce disque plus qu’il n’aurai bien voulu me le faire croire.
Oui parce que le fond du problème de base tenait du fossé creusé entre moi et la voix de Warren C. Spicer, à laquelle j’aurai bien volontairement crié au premier abord un : « Fait un peu chier ma vieille de t’avoir déjà trop entendue avant »
SAUF que…à la différence près que… encore une fois : sur la vidéo qui va suivre, le mec y met du cœur et ça, ça change tout :








Ailleurs, côté Los Angeles, les Black Rebel Motorcycle Club nous donnent enfin signe de vie et annoncent la sortie inespéré d’un double DVD + CD live. « Oui !, nous disent-ils, nous ressusciterons des cendres encore fumantes (fumeuse ?) de The effect Of 333 ». Ha ha ha, apparemment ils étaient surtout coincés dans un hiver Pennsylvanien qui a, semblerai t-il cette fois, stimulé la création du sixième disque annoncé pour Mars 2010 (et optionnellement ravivé leur bon vieil amour du goudron fondu Californien prétexte à une nouvelle vidéo trailer plus ou moins terriblement rasoir selon l’humeur).

Bon les mecs, cette fois faut pas déconner, soit vous rebranchez les amplis, ou bien vous gratouillez du bois, mais les deux en même temps, ç’est plus possible.
Moi je veux des morceaux pour la bande son de la saison 3 de Sons Of Anarchy, sinon rien.





♦ Le Myspace de Plants And Animals
♦ Le Myspace de B.R.M.C

6 septembre 2009

"Ah bah, elle est belle la france" ou le coup de gueule du dimanche

Alors non seulement en France on transforme les titres de film étranger en VF naze (qui ne se souvient pas du magnifique « Bon baisers de Bruges » pour le polar de Martin McDonagh en autre) mais en plus on en change aussi les affiches souvent cools en truc dépourvu du moindre sens de l’esthétique et/ou d’inspiration, et c’est comme ça que de fil en aiguille on se retrouve avec ce TRUC  en guise d’affiche du film d’Ang Lee, quand on aurait pu aller détacher frénétiquement la version américaine (qui jouait elle, très subtilement sur les clichés assumés) histoire de retapisser sa chambre tellement c’aurai été la classe.
Mais non, il faudra s’en tenir à la pellicule qui devrait quand même valoir son pesant de cacahuette à la manière d’un « The Boat That rocked » (comprendre « Good Morning England » ouai ouai..) sachant qu’en plus ce petit prodige d’Emile Hirsch est crédité au casting. A voir le 13 septembre.



Sinon pour l’instant pas de pollution française pour le film de Davis Guggenheim « It Might Get Loud » mais un putain de bon trailer HD qui va faire baver plus d’un habitant de l’hexagone en attente d’une date de sortie française. Moi j’ai hâte que Jack White m’apprenne tout bien comment on fait une belle Pedal Steel avec des planches, des clous et une bouteille en verre de cette saloperie pétillante, ah ouai ça j’ai hâte, et puis 1h37 de belles guitares chromées (ou pas), trois mecs qui en sortent des sons du tréfond abyssal de leur subconscient, enfin ...The Edge je sais pas mais Jimmy Page, ça ne se refuse pas.
Einh, bon :







Voilà et rien a voir (enfin presque) mais il faut aller faire un tour sur la Blogothèque  histoire de lire cet article. Ca parle de collection de vinyles et puis ou y  trouve un lien de reportage vidéo sur le type détenant la plus grande collection du monde, juste un ou deux petit millions d’exemplaires, enfin une broutille qui vaut le coup d’œil quoi.

5 septembre 2009

Hey HA What Do You Know

Séance : prend ça dans la gueule et mange tes dents ou « de L’Angleterre qui se réveille ».

Nous sommes au début des années 2000. Londres vomi encore un peu de banjo façon « Sing » de Travis et toute l’Angleterre s’apprête à recevoir le débarquement parachutiste des gentils Coldplay. Robbie Williams nous casse toujours autant les couilles jusqu’en France et non loin de là, dans un patelin d’Ecosse, les Franz Ferdinand attendent leur heure, affûtant leur franges et agrandissant leur garde robe neuneu en jouant au sympathique concours de « celui qui aura le look le plus ringard ». Oui mais alors, dans une sombre province du sud, les trois membres d’Archie Bronson Outfit décident que non, la Grande Bretagne ne sera pas qu’une nation de groupes à minettes sponsorisés Franck Provo / Vivian Westwood des mauvais jours, mais qu’un peu de rage sur le dancefloor ne ferai pas de mal. Les voilà donc qui joignent Londres, barbes au vent et chemises mal repassées, lorgnant fermement sur les modèles américains, et sculptant muscles par muscles, tendons par tendons et nerfs après nerfs leur premier grand bras d’honneur à la belle scène rock anglaise. Nous sommes en 2004, Domino leur offre une place sur son catalogue, et Hotel (le mec des Kills) produit « Fur ».



 


Aussi brut de décoffrage que les rocs du site mégalithique de StoneHenge (pas loin de leur bled d’origine) les compos tendues par le groupe sont un peu le coup de poing dans la gueule de la vague disco rock qui prend un peu trop de place. Là c’est le retour au bon vieux son crado et pas synthétique, aux riffs simples mais tellement efficaces façon Wilko Johnson de Dr Feelgood et surtout aux morceaux piquant qui arrachent comme de la TRES bonne sauce à pizza.
Finalement le deuxième album "Derdang Derdang" enregistré à Nashville, confirme que la musique actuelle tant à revenir au bons vieux son seventies US, parce que les ABO arrivent en même temps qu’un tas de groupe de revival tendance psyché, sauf que là où beaucoup additionnent juste les influences, eux ont déjà réussis à en dégager un son qui leur est reconnaissable entre mille. Déjà parce que Sam Windett chante comme un damné qui aurai les mains qui brûlent des flammes de l’enfer et ça fait mal quand on joue de la guitare ce qui explique les accélérations soudaines dans le rythme, et puis bon, y'a de bonnes vibrations blues dans leur truc. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand même que, sur des morceaux plus folk, les mecs ont vraiment le truc qui sort des tripes et qu’on appelle « l’inspiration », qui en résumé, dispense d’en faire des tonnes pour sortir une putain de bonne chanson comme « the Cuckoo ».



Le clip old school asser cool du titre Dart For My Sweetheart
Le Myspace ♦ Les albums en vente ici ou sur le label Domino Records

En parallèle on trouve aussi un album fourre tout, collaboration d'un week end en duo (Sam Widett et le batteur Mark Cleveland) sous le nom de The Pyramids. Du Archie Bronson Outfit en plus hypnotique encore, où les distorsions psychés sont poussées à l'extrême. Plus d'info ici. Et un autre article interressant par .

4 septembre 2009

CLASSIC ALBUMS #1

Il y a déjà quelques années, quand je fouillais parmi le petit millier de vinyles qui composent la collection paternel en cherchant la perle folk au milieu de toute la serie1967- 70, le-dit paternel me fila son doublon d’une pochette qui déjà, avait tout pour me plaire :

ROY HARPER
Flat Baroque And Berserk (1970)

Ce type allongé dans les bras d’une carpette féline au milieu d’un univers plus bariolé que toute l’œuvre de Jackson Pollock semblait me dire simplement : « je suis le microsillon de tes rêves, nous étions fait pour nous rencontrer » ou bien encore « toi et moi c’est pour la vie » dans une version moins intello.
Roy Harper est grand. C’est un dieu du folk sixties. Demandez à Led Zeppelin et leur « Hat’s off to (Roy) Harper » si j’ai pas raison.
Son « I Hate The White Man » avait de quoi faire pâlir le Dylan de 1970 qui aurai mieux fait de titiller un peu plus des harmoniques et du verbe protestataire que de faire son « Self Portrait » déjà pré-maché, bref …
Hormis le fait que de toute façon Harper est un guitariste génial - et que tout ce qu’il a composé d’acoustique sera toujours source de crise d’hystérie pour n’importe quel folkeux amoureux, entre autre, de l’accordage en Ré – « Flat Baroque…» restera MON album préféré parce c’était la découverte, les contrées inexplorées, le graal du son folk que je recherchais.
Et comme pour le miracle des chansons d’Elliott Smith, ici aussi, malgré la mélancolie latente des mélodies ou des textes, rien n’est jamais vraiment triste. Harper marche sur des œufs sans trop de dégâts pour nos sentiments. Ca sonne juste, vrai et aujourd'hui c’est une pure machine à remonter le temps.


Davey
 
Sur cet album on peut se dire que des morceaux comme « Davey », « Francesca » ou « Song Of The Ages » feraient de bien meilleures berceuses à marmots que ces conneries en formats MIDI incrustées dans les veilleuses. Sinon au bout de la face B on peut se rendre compte que la drogue fait des ravages apparement hilarants, et d’ailleurs « Hell’s Angels » et une espèce de final absurde mais jubilatoire en forme de bonne blague du genre « VOUS NE PENSIEZ QUAND MEME PAS QUE J’ALLAIS VOUS LAISSEZ RONFLER SUR MON DISQUE, petits cons ! »
Un must quoi.


I Hate The White Man
And where the crazy whiteman
And his teargas happiness
Lies dead and long since buried
By his own fantastic mess.
For I hate the whiteman 
And his plastic excuse 
I hate the whiteman
And the man who turned him loose...




Le site officiel  ♦  Le Myspace ♦  En vente ici
Ecouter l'album Sophisticated Beggar (1967) sur Deezer

29 juillet 2009

RIDERS ON THE STORM et autres divagations psychédéliques


Jim Morrison chantait:

Riders on the storm
There’s a killer on the road


Je viens de finir 500 pages, parcouru sa vie en une semaine, la tête me tournait, j'ai eu envie de vomir parfois, et parfois aussi j’ai envié ce truc là : le génie créateur.

Et puis j'me gave d'images et les heures passent.
Je continue sur la même voix, ouai. Toujours la même histoire.
Et parfois je me bouscule les idées aux détours d'une route, fasciné de ce que les Américains arrivent à sortir de leurs cerveaux malades. Entre deux épisodes aux compte goutte de la saison 2 toujours aussi poisseuse de True Blood (qui va finir par rendre accro aux Vampires Stories n’importe quel humain sain d‘esprit allergique aux morsures depuis Twilight ou la saison 4...5 … 6 et 7 de Buffy) je me suis souvenu avoir entendu parler qu'un mec avait eu assez de couilles pour créer ça :

 .


Alors j'ai maté, et là, après 13 épisodes et un Season final qui reste collé à mes rétines, j'ai la bande son qui ranime my little brain.
En fait c'est juste fou, comme les séries sont en train de mettre une branlé au 7ème art.
Sons of Anarchy c'est trash, violent, immoral, et juste éffarant de profondeur. Parce que c'est justement le tableau d'un monde qui ne tournera jamais vraiment dans le bon sens. Et quand Morrison chantait Riders On The Storm en fait c’était pour ça.

Voir : la Bande Annonce de la Saison 1




♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Sinon entre deux morceaux des Black Keys (et tout un paquet de perles musicales à l'américaine entre folk et hard rock, country et blues) le visionnage de S.O.A me renvoit aussi au dernier clip de Dan Auerbach en solo (échappé des Black Keys) qui s'essaye au gospel blues psyché et qui a eu l’intelligence suprême de coller sur sa meilleure chanson, un clip pas original pour un clou mais hallucinant de puissance visuelle.
Comme preuve ultime que le désert sur fond de soleil couchant stimule toujours autant mon imagination.






♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Voilà et puis un jour José Gonzalez à composé "STORM" (la boucle et bouclé bla bla) et ne l’a même pas intégré à un de ces deux fabuleux albums ce qui fait de lui un genie bizarre également. Cette chanson me donne envie de pleurer, de toute manière. Et m'emporte un peu plus loin.
Comme « A perfect Day to Chase Tornados » de Jim White qui hante parfois mes kilomètres quand il fait nuit, mais c’est une autre histoire …
Peut être que je l’a raconterai pas d’ailleurs, parce qu’ au final j’en ai un peu ma claque de tout « ça ».


Peut être que j’ai juste envie de rire jusqu'à la fin des trois dernières saisons du moustachu le plus à la ramasse de toute la Californie, à la tronche la plus hilarante depuis Jack Black et aux idées aussi absurdes que celle qui me pousse à affirmer qu’un jour je jure, j’aurai la même collection de chemise à carreaux que ce mec. LA classe, enfaite.

18 juin 2009

BLACK LIGHT - REVERBERATION

Alex MaasPassover
Direction To See a Ghost

"And we can’t live if we're to afraid to die"



Le chant terriblement lascif d’Alex Maas remplit très bien mon espace temps depuis quelques mois, lui et ses potes des Black Angels réssuscitent les vieux esprits du psychédélisme hanté et lancinant. Ça faisait longtemps que j’avais pas de gros disques denses à me mettre sous la dent.
Pourtant le revival psyché s’intensifie depuis belle lurette : Dead Meadow, Archie Bronson Outfit, Radio Moscow, A Place to Bury Strangers, Alberta Cross pour l’autre émergence qui scotche ma platine.
Mais les Black Angels ont la petite transe en plus, les démons de Morrison et l’hypnotisme du 13th Floor Elevator. Dommage pour les Warlocks qui ont finit par se perdre dans les larsens de leur propre mur du son.
Bref en attendant aussi que le Black Rebel Motorcycle Club daigne bien réveiller les anciennes distorsions, je bloque mon esprit sur Mission District.
Misson District comme une seule grande salve assassine, genre éruption volcanique, tu vois.
J’aime les paroles et ce petit coté apocalyptique des Black Angels, j’aime les groupes qui se prennent assez au sérieux pour construire des mondes sonores très démesurés, très influencés mais totalement appropriés. Ces mecs créer un univers parallèle où tu avances en te disant que putain tout avait pourtant déjà été fait, et toi t’es là et tu marches toujours. Et puis y a ce type qui chante comme Morrison sans le vouloir, complètement transporté par le texte, la reverb et l’intensité des guitares...
Sûrement comme au temps des Acid Test, ouai.




So, take a look on the wild side :


THE BLACK ANGELS - The Sniper At The Gates Of Heaven



♦ Ecouter Mission District
♦ Autres morceaux sur Myspace

26 avril 2009

Peut être

© charlesBcarma


Peut être que je ne pense plus. Peut être que ça s’est tu, dans ma tête,
Que le silence s’insinue en cachette.

Ou peut être que le temps est bien gris encore, et que mon soleil brille plus haut,
Qu’il me faudrait un autre décor.

Peut être que tu y verra quelque chose que je ne vois pas, peut être que la
catharsis s'enfuie déjà, en laissant le monde tourner dans le même sens.



27 décembre 2008

When The Music's over, Turn On The Lights

Okay bon, ça fait un bail que les mots m’ont laissés en plan.
Où l’inverse.
Je ne sais plus vraiment où j’étais, d’ailleurs.

Je m’endors sur toi petite feuille blanche de mes nuits noires, encore. Je ne savais plus tellement quoi te dire.
Alors tiens, j’me suis traîné un peu du coté des Docks de Lausanne un 9 décembre pour voir si la Grande Messe était un peu avancée cette année, pour voir s’il me restait quelques palpitations. Avec J.B on a roulé des heures dans cette putain de nuit noire pleine de neige kamikaze qui colle à l’asphalte et décolle nos rétines.
On en veut.
On a apprit nos chants sacrés.
Et puis …










Après tu comprends, j’avais vraiment plus rien à dire.
Ou un peu trop, alors j’ai fermé ma gueule. Antoine aussi, il avait la tête d’un mec qui sort d’un trip, ce qui n’était pas tellement incohérent.
La Grande Messe avait bien eu lieu, Chamanique.

David Edwards ! Des flammes Indiennes dansent autour de toi, de plus en plus…

Ca m'a rebranché un peu,
Et j’ai cette image incrustée, de cheveux trop blonds qui valsent au rythme des incantations.
Et j’aime que les choses me bouleversent de cette façon.
Et je réagis enfin.


Bientôt je me casse prendre le vent de Bretagne, sûrement au son des folk-songs médiévales de Birch Book.
Birch Book assurait la première partie de Woven Hand. Belle prise de contact, douce et enivrante. J’ai aimé, B’ee, chanteur troubadour timide à la voix mélancolique. Ca me rapelle les Strawbs et j’aimerai sûrement passer mon temps à écouter ces mélodies sur les plages désertées pour raison d’hiver.




Le reste du temps je crois que je vais lire Lester Bangs, celui çi là, histoire d’apprendre à savoir parler,
et écrire aussi tiens pourquoi pas.




Lamartine disait « la vie est ton navire et non pas ta demeure » ,
Si je me le fais tatouer tu crois que ça rentrerai ?

















mp3: In Gowan Ring (Birch Book) - Hazel Steps
Myspace (écoutez "Young Souls")
Site (mp3 et instruments fabriqués par B'ee)









mp3 : Woven Hand - Kicking Bird
Myspace (écoutez "Consecration")
Fan Site (videos, videos, videos ...)

31 août 2008

I'M NOT THERE

I'm not there




mais quelque part entre le dernier Batman, le Dylan au 6 visages de Todd Haynes, les mots imprimés, 18m3, le vent Nord-Ouest qui m'a tout effacé, Into The Wild et Thoreau, le bitume, l'inconnu, les Doors et "You're lost little girl".
La hâte injustifiée.
Quelque chose quoi.
Mais putain pourtant tout m'échappe.

16 juin 2008

Rain Dogs





J’aimai la pluie, avant.

Avant qu’elle me laisse cette impression fantomatique des chansons de Nick Cave ou des films de Lynch, où la brûme s’invite à la fête du sordide.
Let’s party ! chanterai les squelettes Burtonniens en déballant leurs chorégraphies débiles . Ouai mais non.

J’aime la mélancolie modérée. Celle de Tom Waits croonant Alice, même un peu trop noyé dans ses vapeurs d’alcool, ça parle à mes sentiments.
Mais la pluie m’emmerde aujourd’hui , comme demain aussi, surement .
J’en appelle au vent.

A l’heure qu’il est, jack doit voir le toit du monde depuis son haricot magique. Comment sont les nuages Jack ?
S’ils vont vers l’Ouest reserve une fumée de locomotive pour moi,
J’arrive.
Bientôt, non vraiment.
Là bas la pluie ne délave pas mes oripeaux.










buy the album

• NICK CAVE & The Bad Seeds - Red Right Hand

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• TOM WAITS - Alice

1 juin 2008

Hunter Hunting Children of The Wild Plains

1. La tête en vrac
2. Les notes pareilles, quand elles se pointent ...
3. Le coeur sur les épaules

C'est un bon début,
et une très bonne fin d'une certaine manière.
L'inconnu.





1. Thoreau disait : "Ce qu'un homme pense de lui même, voilà qui rêgle, ou plutôt indique, son destin"











Alela Diane & Mariee Sioux - The Cuckoo (Traditionnal)

2. Téléchargez la session radio sur song by toad










3. Antoine reprend Neil Young et Cat Power, ya des compos aussi, des petits bouts de notes ficellées avec des noeuds au milieu.
C'est ce que je prèfère, honnêtemment : les tripes, ce truc du genre "mon coeur la blessure ma tête et la rage, se reveillent tous d'un coup et lancent un sprint de fou" (Mano Solo)

Le Myspace Music d'Antoine

14 février 2008

Naked Soul

Croquer dans l’infini J’aurai voulu Attraper un bout de tout Escalader des montagnes de questions pour juste un nuage de réponse a l’horizon Plonger dans mes pensées En saut de l’ange J’aurai voulu Parler avec les mains, apprivoiser le silence Et crier des sons En chansons Au soleil d’hiver en fin d’après-midi Avec le vent J’aurai voulu danser Peindre un arbre abstrait Et noircir des carnets à l’encre fluide et velouté Juste te capturer te conserver Souvenir séché. Dans la rivière naissent les têtards de mon inspiration J’aurai voulu trop tard qu’il s’accroche a mon éprouvette Ils disparaissent dans le courant, s’évanouissent sous le ponts Dans ma tête une voix les rattrape Depuis des jours Alela Diane transperce le temps Avec l’essentiel. C’est la Nature qu’elle réveille La vie aussi Comme j’aurai voulu Elle me raconte des histoires.
D’absolu absolu.


Elle appelle ça
Pirate's Gospel

Boys & Girls of Modern Days Railways © Ridingdirtyface.com