6 juin 2006

Fin

Retour au calme.
Réunion de petits stratagèmes pour oublier la nostalgie qui se sème, petit à petit, qui gangrène la suite des événements. Regardes : en bas l’accident, en haut le grand carrefour des changements.

Un appartement, presque désert ou déserté, sans âmes sur le qui-vive d’être de nouveau abandonnées, les alentours qui s’en foutent un peu et le pourtour qui ferme les yeux.

Hémorragie interne de larmes en citerne. De délicats fragments d’enfance hantent la mémoire, et un constat à l’échéance que trop d’innocences se sont pendues par le fil du rasoir.

Le grand désert ouvre sa grande gueule et avale tout rond, tout ce qui se perd après des illusions, il ne recrache rien qu’un trop plein de vide.
Et l’amer s’exhibe.

Les derniers jours se tracent en forme de haie, à la craie sur un mur que l’on ne franchit que quand la mélancolie se dissimule ou disparaît.


5 avril 2006

Cents Titres

Que le temps s'écoule et circule à la seconde ne nous touche pas. Que les heures s'immiscent ou s'égrènent à la longue à l'intérieur de toi ne te touche pas.
Ne me touches pas toi l'aiguille temporelle qui voudrai que je redescende jusque dans tes méandres existentiels je ne bougerai pas. Alors, que le bout de vos ondes nous encerclent, qu'elles se pressent sur nos tombes et referment le couvercle, je resterai là.
Parce que l'instant s'est arrêté à ça, le temps n'a plus d'importance et s'écroule sous nos pas. Comme dans un songe.
Assis à coté de toi je regarde le monde s'agiter, frôler l'hécatombe et se relever, en douceur mal dosé, attendant le coma pour toucher la réalité du doigt.






























© Christian Richet

3 avril 2006

Dancer In The Dark

&#169 Tess

La communication fait défaut, nos maux sont obsolètes, obsolète aussi, nos mots en porte-à-faux.
Dans ta tête c'est tout noir ce soir, et je viens juste de le voir. C'est une maquette imparfaite seulement de tes idéaux que tu laissais entrevoir, et à te croire plus libre que l'air et l'eau j'avais tout faux.
Seulement maintenant que nos comptes sont réglés, nos cellules refermées à clef, aura tu l'impatience de ne pas rester là où tu en es ?
A ratisser vitesse lumière tes réactions, comme des pierres angulaires à tes démons, je n'ai pas saisi le sens de tes abandons. Face à ça je suis seul contre toi, et à moi il me manque trop de pièces du puzzle. Un morceau du linceul autour de toi déjà, s'accroche un peu à ta peau comme si tu n'étais plus là. Tu n'es plus là. Ce n'est pas toi tout ça, juste une absence voir une enquête de la délivrance. Contre toi.

20 mars 2006

in your hand, let me learn what you hide (in your mind)























Dans ta main ça fait comme les minuscules veinures des feuilles séchées, de la gravure de peau, élimée en plus beau.

Ça fait comme si t'étais traversé, de mille millions d'années, et qu'au fur à mesure de te protéger, le temps t'avais eu à l'usure de tes mains en premier .

C'est épileptique, chaque creux de ta main traversé par ces trois chemins épidermique, parsemé comme un parchemin organique, de l'histoire de ta vie, qui survit sans y croire.

Et pourtant, sans le savoir, dans ta mais il y a l'espoir, celui qui parcourt tout ton corps du milieu jusqu'aux bords, quand l'espace d'un instant tu la tends dans le noir, pour échapper à l'impasse d'une illusion dérisoire.

19 mars 2006

Disheñvelder

© Misha Gordin


















Ce que j'aime en toi c'est ta différence. Ta différence par rapport à moi.
Une limite invisible entre toi et moi qui fait que tu n'es pas plus unique que moi mais que tu es toi. Et qu'en toi tout ce qu'il y a, ne peut pas être à moi, non plus semblable à moi.
Et malgré ça, nous pouvons vivre ensemble sans que l'un de nous se ressemble. Sans que l'un de toi avec l'un de moi ne s'entende, par la parole en apparence, puisque dans le temps le reste s'assemble.
En maitrisant la patiente, si une différence respecte une autre différence, bien des aspects se lient alors de ressemblances. Et chaque chose se métamorphose dans la mouvance, en quelque chose qui se partage en permanence : Notre Existence



1 janvier 2006